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Les Tramways de la Vendée

Mise à jour 18 septembre 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parmi les curiosités du réseau de l'Etat figure les Tramways de la Vendée. Ce département a été desservi assez tardivement par le chemin de fer et lors de la création des chemins de fer de l'Etat il n'existe pas de réseau à voie métrique en Vendée. Les premiers projets naissent vers 1894, notamment avec un projet de ligne de Nantes à Légé. Le réseau de l'Etat qui ne souhaite pas avoir de concurrence dans un secteur où il est déja présent avec le PO, va proposer ses services au département de la Vendée, et se voit attribué en juin 1896 la construction d'un premier réseau constitué de 5 lignes. Ces lignes seront établies en voie métrique pour compléter le réseau à voie normale déja existant.

En 1912, le réseau de l'Etat se voit attribuer 6 nouvelles lignes, qui seront partiellement construites. Le rachat de la ligne Challans Fromentine qui avait été concédée à un autre exploitant permet d'obtenir un réseau secondaire homogène d'environ 370 km.

Cette page vous permet de vous faire une idée de ce qu'était ce réseau ferré.


Challans à Fromentine

Cette ligne prend son départ en gare État de Challans, sur la ligne Nantes La Roche-sur-Yon. Après l'arrêt de Challans Ville, elle desservait Sallertaine, St Gervais-le-Marais.

Elle rejoint alors le tronçon Beauvoir-sur-Mer à La Barre-de-Mont qui sera commun avec la ligne de Bourgneuf aux Sables d'Olonnes. Elle quitte ensuite ce tronçon pour arriver à Fromentine. Le trafic avec l'Ile de Noirmoutier à conduit à prolonger la voie jusqu'au port.

 


Bourgneuf en Retz aux Sables D'Olonnes

Cette ligne ouverte entre 1922 et 1925 suivait la côte. À partir de la gare État de Bourgneuf située sur la ligne Nantes - Pornic, la ligne passe tout d'abord à Bouin, puis à la station de Bouin-ville, puis retrouve la ligne de Challans - Fromentine à Beauvoir-sur-Mer. A La barre de Mont, la ligne longe la D38 jusqu'à Notre Dame de Monts, puis Saint Jean de Monts, Orouet, Le Pissot. La gare suivante de St Hilaire de Riez est commune avec l'État et la ligne de Commequiers à Croix de Vie Saint Gilles.

Quittant la ligne État, les Tramways de la Vendée desservent Sion sur l'Océan, avant de rejoindre à nouveau la ligne État de Croix de Vie. Un tronçon de voie à trois files de rails permettent alors de rejoindre la gare État de Croix de Vie.

La ligne franchit ensuite la Vie sur un pont polygonal pour rejoindre la commune voisine de Saint Gilles pour gagner ensuite en accotement de route la station de Brétignolles sur Mer. Elle arrivait alors à la gare État des sables d'Olonnes.

 


Luçon à L'aiguillon-sur-Mer

Après avoir quitté la gare État de Luçon, la ligne des TV passe à Luçon port où elle coupe à niveau les voies Etat du port. Elle rejoint alors Triaize, St Michel en herm, puis rejoint l'Aiguillon-ville. Cette commune située sur l'estuaire de la Lay, et la ligne descendait jusqu'au port. Cette ligne relativement courte était très rentable grace au tourisme et au transport des produits de marée. Elle sera la dernière à fermer .

En revanche, le projet d'extention de la ligne à partir de Triaize vers Velluire puis Benet à la limite du département ne sera jamais réalisé.

 


Roche-sur-Yon à Legé

A partir de la gare État, la ligne passait devant une coopérative agricole, puis passait l'aiguille séparant les lignes de Lege et des Herbiers. Elle passe ensuite successivement sous les lignes État de Bressuire et Nantes.

Après un tronc commun avec les lignes État, elle passe par les villages de Mouilleron la Ribotière, La Poiré sur Vie, dessert Beaufou, puis rejoint Palluau. Suivant la N178, elle dessert ensuite St Etienne du Bois, La Noué Leger et rentre sur le département de Loire Inférieure jusqu'au village de Légé. Cette gare avait des installations communes avec la ligne de Nantes à Leger, exploitée par la Compagnie Française des Chemins de fer à Voie Etroite ( CFVE). La présence des deux compagnies explique l'existence de deux remises à machines distinctes, celle des TV étant parallèle à la ligne.

 

 


Roche-sur-Yon aux Herbiers

A la bifurcation des lignes Légé, la ligne prenait à droite et suivait la N160 en accottement. Elle passe successivement les gares de La Ferrière, La Merlatière, Les Essarts, St Florence, puis les Quatre Chemins de l'Oie, gare de jonction avec la ligne TV Luçon - Montaigu. Ensuite la ligne dessert Vendrennes, Les Herbiers-Ville, puis enfin le terminus situé dans la gare commune des Herbiers État.

 

 


Luçon à Montaigu

A la sortie de la gare État de Luçon, la ligne longeait la voie normale, pour atteindre un premier village de Gemme-La-Plaine. En accotement de la N137, la ligne passe par St Jean de Beugné, Sainte Hermine, Féole, La leue, le Chapre. De l'autre coté de la vallée de Grand lay, elle retrouvait la plate forme de la ligne État La Roche-sur-Yon à Bressuire, et entrait en tronc commun en gare État de Chantonnay. A la sortie de la gare État, un passage supérieur permet à la ligne de retrouver la plateforme de la ligne Chantonnay - Cholet qu'elle suit sur deux kilometres, avant de retrouver la N137 qu'elle suit en accotement. Elle traverse alors le village de St Vincent Stertangles en évitant la gare État, oblique à l'ouest pour passer à St Cecile, retrouve la N137 et passe à la gare d'embranchement des Quatre Chemins de l'Oie.

Les Sables d'Olonnes à Luçon.

A la sortie de la gare État des Sables, la ligne longeait la D949 jusqu'à Talmont, où se situait la bifurcation vers Champ St Père. Elle partait alors vers le sud est en longeant la D21 et passait par Jard puis à St Vincent sur Jard. Elle s'enfonçait alors vers l'intérieur pour desservir Longeville, Bernard, Angles, Moricq, Grues, St Denis du Payré, Lairoux, Chasnais. Elle retrouvait alors à nouveau la D949 qu'elle suivait jusqu'à Beugné l'Abbé. Elle obliquait ensuite vers la gauche, pour passer au dessus de la voie normale la Roche-sur-Yon - La Rochelle, avant d'entrer en gare de Luçon.

 

 

 

 

Matériel roulant:

Pour assurer la traction de ses trains, les tramways de la Vendée possédaient diverses locomotives à vapeur:

    • 18 locomotives Decauville de type 030T n° 1 à 18. Ces machines très courtes seront modifiées par la suite, notamment par ajout d'un lest supplémentaire et par le rallongement des caisses à eaux. Certaines machines de cette série seront retirées du parc après 1914.
    • 3 locomotives Corpet Louvet de type 030T n° 101 à 104, livrées en 1902.
    • 3 locomotives Corpet Louvet de type 030T n° 201 à 203, livrées en 1911-12
    • 3 locomotives Corpet Louvet de type 030T n° 301 à 303. Il s'agit en fait des machines initialement livrées en 1895 au Challans à Fromentine où elles étaient numérotées 1 à 3.
    • 7 locomotives Piguet de type 130T numérotées 401 à 407, livrées en 1919
    • 4 locomotives Corpet Louvet de type 130T livrées entre 1925 et 1928
    • 3 locomotives Corpet Louvet, achetées d'occasion en 1930 aux Économiques des Charentes.
    • 5 locomotives Corpet Louvet, de type 130T lourd, livrées en 1930.

Les tramways de la Vendée introduisent dès 1922 les premiers autorails de France.

    • le premier autorail des TV est une construction réalisée sur la base d'une voiture voyageur B67, motorisée à l'aide d'un moteur Peugeot de 35 cv. Ce prototype sera équipé d'un gazogène vers 1924, puis le moteur d'origine datant de 1909 remplacé par un moteur White vers 1927. Cet autorail circulera jusque vers 1935.
    • 2 autorails TV1 et TV2 construits sur la base d'un chassis Renault achetés en 1923. Ils étaient munis d'un essieu arrière moteur et d'un bogie porteur avant.
    • 4 autorails Verney TV4 à TV8 livrés entre 1933 et 1937. Ces autorails étaient en fait de types divers.
    • 4 autorails Billard 701 à 704 livrés en 1939 ( exploitant CFD)

 

 

 
Pour en savoir plus:

Les petits trains de Jadis, Ouest de la France, tome 3, par Henri Domengie. Edition du Cabri.
Revue de la FACS n° 166, 167 , 168